
Interprétation · Né(e) en 1945 · Mont-de-Marsan, France
Alain JuppĂ©, nĂ© le 15 aoĂ»t 1945 Ă Mont-de-Marsan (Landes), est un homme d'Ătat français. Il est notamment Premier ministre du 17 mai 1995 au 2 juin 1997. AprĂšs son passage par l'Ăcole nationale d'administration (ENA), il rejoint l'Inspection gĂ©nĂ©rale des finances. Collaborateur de Jacques Chirac Ă partir de 1976, il en est adjoint Ă la mairie de Paris pendant douze ans. Il se prĂ©sente ensuite Ă Bordeaux, dont il est maire Ă partir de 1995. DĂ©putĂ© europĂ©en et dĂ©putĂ© de Paris entre 1984 et 1993, il est ministre dĂ©lĂ©guĂ© au Budget de 1986 Ă 1988 et ministre des Affaires Ă©trangĂšres de 1993 Ă 1995. Il est nommĂ© Premier ministre par Jacques Chirac, tout juste Ă©lu prĂ©sident, en 1995. Son passage Ă Matignon est marquĂ© par des grĂšves d'ampleur contre son plan sur les retraites et la SĂ©curitĂ© sociale, auquel il doit en partie renoncer. Devenu trĂšs impopulaire, il quitte la tĂȘte du gouvernement aprĂšs la dĂ©faite de la droite aux Ă©lections lĂ©gislatives de 1997. En parallĂšle, il prĂ©side le Rassemblement pour la RĂ©publique (RPR) et l'Union pour un mouvement populaire (UMP). Alain JuppĂ© est contraint de quitter la vie politique en 2004, la cour d'appel de Versailles l'ayant condamnĂ© Ă 14 mois de prison avec sursis et Ă un an d'inĂ©ligibilitĂ© pour prise illĂ©gale d'intĂ©rĂȘts dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Parti enseigner au QuĂ©bec, il fait son retour en politique deux ans plus tard en retrouvant son mandat de maire de Bordeaux. En 2007, il est nommĂ© ministre d'Ătat, ministre de l'Ăcologie, mais il dĂ©missionne de ses fonctions un mois plus tard aprĂšs son Ă©chec aux Ă©lections lĂ©gislatives. Il revient au gouvernement comme ministre d'Ătat, ministre de la DĂ©fense de 2010 Ă 2011, puis ministre d'Ătat, ministre des Affaires Ă©trangĂšres de 2011 Ă 2012. Longtemps donnĂ© favori en vue de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2017, il perd la primaire prĂ©sidentielle de la droite et du centre de 2016 face Ă François Fillon. Par la suite, il se rapproche d'Emmanuel Macron et quitte Les RĂ©publicains. En 2019, nommĂ© membre du Conseil constitutionnel sur proposition de Richard Ferrand, il quitte ses mandats Ă©lectoraux.
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